Lien Jour 1 : Vendredi

     

Début d’après-midi, Patient Zéro est sur scène pour un post punk chanté en français. Il y a un côté léger, l’urgence punk, c’est rapide. Avec par moments la basse qui prend le dessus avec un son très rond. Ce strumming sur les guitares si caractéristiques, qui donne envie de bouger. Sans oublier un chant bien sec. 

Les artistes locaux chauffent bien la salle, malgré un jeu de scène de plus statique. Mais peu importe… l’énergie est là et les problèmes techniques sur la guitare n'entament rien à l’ambiance, fort heureusement. Les aléas du direct et du live, tout le monde a connu ça.

Le groupe plaisante et se présente comme le seul groupe de pop de la journée. Il faut bien avouer que ça va frapper fort et lourd par la suite.   

Une belle entrée en matière pour cette seconde journée du Riipfest 2026. 

   

 

 

Disturb :

   


   

Quelle violence ! D’un coup le niveau d’agressivité a pris plusieurs degrés. Le terme de heavy-hardcore donné par le Riipfest dans sa présentation du groupe colle tout à fait à leur son. C’est lourd et puissant. Autant vous dire que les moshers étaient à la fête car c’est bien plombé, avec un tempo qui permet de le suivre avec quelques pas de danse et autres moulinets de bras ou de jambes pour les plus audacieux. Avec de jolis side to side dans le pit.
Cette voix, bien tonitruante, qui fait office de bélier. Pour vous écarter les tympans et la musique qui s’engouffre à la suite pour finir de tout défoncer. C’est bien compact. Ça joue vite. Un vrai train lancé à pleine vitesse sans personne pour le contrôler. Et ce groove bien dansant qui permet d’innombrables variations pour avoir beaucoup de relief dans leur musique. 

Quelle belle énergie communicative. 

Pour écouter l’interview du groupe :

Pour télécharger l’interview : https://lautremonde-radio.fr/itw.Disturb.07.2026.mp3

 

Real Deal :

     

   

Le groupe est de retour sur ses terres pour une nouvelle prestation au Riipfest. C’est une belle occasion, cette dixième édition, pour les inviter une fois encore.  

Le groupe a un hardcore bien intense. Avec toujours un discours positif et des remerciements pour tout le monde : organisation, technique et festivaliers. 

Il y a quelque chose qui se dégage du groupe qui est difficilement explicable. La musique n’est pas violente, ni technique. Et pourtant il se passe toujours quelque chose. Un mouvement sur scène, une variation dans le tempo, font que vous êtes toujours accrochés par leurs mélodies. Avec des breaks, quelques beatdowns, les moshers ont à chaque instant de quoi danser. Et un échange continue avec le public, surtout de la part du chanteur. Un super moment !

Bravo messieurs

 

 Pour écouter l’interview du groupe :

 

Pour télécharger l’interview : https://lautremonde-radio.fr/itw.Real.Deal.07.2026.mp3 

  

 

Defiance :

   

Un son bien précis pour un effet qui vous percute en permanence. C’est une averse continue qui vous donne envie de bouger autant que Sabrina (chant). Quelle énergie elle dépense avec ses mouvements perpétuels, ses pas de danse. Et quelques mots pour notamment présenter les titres comme Choice afin de défendre le droit des femmes à choisir leur vie, ou le titre contre les homophobes. Nous y revenons dans l’interview.

   

Côté guitare, il y a quelques passages plus techniques. Le son est bien solide et tranchant.  

La batterie est un véritable booster. Un kit assez réduit, mais cela permet déjà tant de variations, avec la caisse claire qui résonne et les cymbales qui électrisent l’air. La basse ronfle derrière tout cela pour bien enrober le son et lui donner un effet compact. 

C’est d'une redoutable efficacité. 

   

 Pour écouter l’interview du groupe :

 

Pour télécharger l’interview : https://lautremonde-radio.fr/itw.Defiance.07.2026.mp3

 

Pour la traduction de l'interview : lien ici

 

Your Demise :

   

Le groupe a un son bien sec. Avec George, leur chanteur qui a toujours quelque chose à vous dire. Notamment des compliments pour l’organisation du festival et l’affiche de cette année. Ambiance bien chaude et vivante pour leur hardcore qui nous vient de Grande-Bretagne. Un son qui pousse bien fort et qui donne envie aux moshers de se lâcher.  

C’est avec une certaine nonchalance que le groupe nous assène un hardcore explosif. Entre George qui garde son chapeau, avec ses chaussettes et ses tongues aux pieds, ou le guitariste qui a un t-shirt du groupe Oasis. Quel décalage avec la musique qu’ils proposent. 

Avec un jeu entre les deux guitares qui peuvent jouer le même accord mais pas sur le même rythme. Ce qui permet un rendu à la fois tranchant et mélodique. La basse est là pour bien appuyer. La batterie a des patterns qui ne cessent de varier. Avec des ralentissements bien lourds ou des accélérations puissantes. 

Et George, au chant, varie ses niveaux de saturation. C’est d’une redoutable efficacité. 

Quelle claque nous avons reçue ce soir. 

 

Pour écouter l’interview du groupe :

Pour télécharger l’interview : https://lautremonde-radio.fr/itw.Your.Demise.07.2026.mp3

Pour la traduction de l'interview : lien ici

 

End it :

   

Ce groupe est la parfaite définition du style punk hardcore. Les deux ingrédients sont là du début à la fin du show. J’étais tellement absorbé par le concert que j’en ai oublié de prendre des notes pour le compte rendu.

 

 

 

Death Before Dishonor :

   

Quand on veut du hardcore US bien tendu, Death Before Dishonor est le groupe qu’il faut.  

Et en plus ils font ça avec le sourire. Et passe de bons messages comme le fait de soutenir la scène locale, c'est-à-dire les salles de concerts et les groupes. Ces échanges avec le public incessants, les regards, les gestes, ce micro tendu vers les festivaliers pour qu’ils participent à la fête. Ça, c’est l’esprit hardcore que nous apprécions ou soutenons. Ça envoie d’une force sur scène. Vous entendez chaque instrument, comme si chacun se créait de l’espace pour se faire entendre. Ça vous donne envie de bouger jusqu’aux personnes qui sont au fond de la salle.  

C’est sec, direct, puissant. Et toujours pour vous en mettre plein les oreilles, ce qui est un vrai régal.  

Ça joue de façon sérieuse tout en s’amusant. Avec Brian (chant) qui est toujours en contact avec le public. C’est une belle fête que Death Before Dishonor nous a offerte. Quel esprit de partage et quelle intensité dans leur musique ! Un engagement total. 

Une prestation mémorable. 

     

Pour écouter l’interview du groupe :

Pour télécharger l’interview : https://lautremonde-radio.fr/itw.Death.Before.Dishonor.07.2026.mp3

Pour la traduction : lien ici 

 

 

Cancer Bats :  

 

Mais quel son !
Il y a un vrai mélange dans ce son si profond, avec des bases Stoner/Sludge, de la folie hardcore et une énergie dingue. Comment font-ils pour avoir une netteté aussi parfaite et un mur de son qui vous prend aux tripes. 

     

Et ce n’est pas de la rigolade sur les instruments, il y a des riffs bien lourds, quelques solos et ça s'agite sur le manche.  La basse n’est pas du tout sage.  

La batterie : quelle force. Vous avez l’impression que tout va s’écrouler à chaque frappe. Et ces variations qui donnent de l’espace aux autres instruments tout en gardant ce tempo ultra-dynamique qui vous fait avancer sur un train d’enfer. 

Liam (chant), qui parle très bien français, sait y faire pour se mettre le public dans la poche. 

Il bouge dans tous les sens, comme si la musique le possédait.  

Et sur la reprise du titre Sabotage des Beastie Boys, tout le monde est devenu fou! 

Et Liam, Mike (batterie) et Jaye (basse) qui viennent taper dans les mains du public à la fin du show. C’est mémorable. Une superbe communion musicale. 

La très grande classe !  

       

Pour écouter l’interview du groupe :

Pour télécharger l’interview : https://lautremonde-radio.fr/itw.Cancer.Bats.07.2026.mp3

Pour la traduction : lien ici

 

Thrown :

     

Un son très grave avec des infra-basses. C’est déjà bien lourd et ils en rajoutent avec une multitude d’effets qui a pour résultat un son ultra-transformé. 

Le jeu de lumière met le groupe dans une pénombre perpétuelle. Vous ne pouvez pas vous fier à ce que vous voyez alors laissez vos oreilles vous guider au milieu de ce champ de mine. 

La batterie est impressionnante à voir, et le batteur s’amuse bien avec l’ensemble de ses éléments.  

Avec deux guitares et pas de basse visible, c’est surprenant d’avoir un son aussi lourd. Mais c’est bien ça qui est la marque de fabrique du groupe.

       

 

Une très belle édition pour les 10 ans du festival. Bravo à toute l’équipe de Riipost encore une fois pour ce plateau exceptionnel qui nous a été présenté cette année.

Tous les festivaliers sont partis ravis et il en était de même pour les artistes.

Félicitations de nouveau à tout le monde.

 

Tiphaine et Xavier

 

Mise à jour du mois d’aout : nous partageons ici le message du Riipfest qui a annoncé une perte financière de 5000 euros sur cette édition :

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