Année de sortie au cinéma : 1985
Date de sortie du coffret blu-ray / dvd : 07.08.2026

 

 

Audio : Français DTS-HD Master Audio 1.0 Mono, Anglais DTS-HD Master Audio 1.0 Mono
Sous-titres : Français
Durée : 89 min 
Format : Blu-ray + DVD + Livret
Genre : Horreur, SF

Contenu et Bonus

Édition collector limitée
Master HD
Boîtier Digipack 3 volets avec étui
Contient :
- le Blu-ray du film (89')
- le DVD du film (85')
- un livret rédigé par Marc Toullec (24 pages)

Présentation du film par Mylène Da Silva de la chaîne Welcome to the Primetime BITCH durée 13 minutes
Le Stuff, vous n’en aurez jamais assez !  durée 51 minutes (1996)

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The Stuff sort en 1985, réalisé, écrit et coproduit par Larry Cohen avec un budget d'1,7 million de dollars. Le tournage se déroule entre août et septembre 1984. Le film dure 87 minutes. The Stuff est une satire féroce de la société de consommation, qui n'a rien perdu de sa pertinence quarante ans après sa sortie.

Le postulat de départ tient en une phrase : une substance blanche et sucrée surgit des profondeurs de la terre, se répand dans le commerce sous le nom de «The Stuff», et devient en quelques semaines le dessert le plus vendu du pays. Vous découvrez son goût irrésistible en même temps que les personnages, avant de comprendre que cette gourmandise remplace peu à peu toute autre nourriture chez ceux qui la consomment et bien pire encore.

Larry Cohen construit son scénario sur cette dépendance progressive, sans détour ni circonvolution inutile. Le film ne cherche pas à surprendre par la complexité de son intrigue, mais par la clarté de son message : les multinationales agroalimentaires peuvent vendre du poison tant qu'il est bien emballé et que les dollars tombent.

Michael Moriarty joue David « Moe » Rutherford : un homme qui avance masqué. Cet ancien du FBI est engagé par des concurrents pour espionner «The Stuff», il commence l'enquête par pur intérêt professionnel, sans mesurer l'ampleur du danger. Sa motivation change de nature en cours de route : il ne travaille plus pour un client, mais pour sa propre survie et celle du pays. Andrea Marcovicci, dans le rôle de Nicole Kendall, incarne un dilemme plus personnel. Ancienne publicitaire pour «The Stuff», elle porte une part de responsabilité dans cette invasion, et son engagement aux côtés de David Rutherford ressemble à une tentative de réparation. Elle prend des risques concrets en se retournant contre son ancien employeur, s'exposant directement face à une industrie prête à éliminer ceux qui menacent ses profits. Scott Bloom est le jeune Jason. Il occupe une position différente : celle du premier témoin, ignoré par les adultes qui l'entourent. Sa méfiance initiale envers «The Stuff» n'est pas de l'ordre du soupçon rationnel, mais d'un instinct que personne ne prend au sérieux avant qu'il ne soit trop tard. Le risque qu'il prend est majeur, puisqu'il devient l'une des premières cibles de la substance au sein de sa propre famille. Ces trois trajectoires avancent en parallèle avant de converger, chacune portant une forme différente de résistance face à un système qui préfère ne pas être questionné.

La mise en scène de Larry Cohen alterne les registres et donne un tempo soutenu aux images. Les scènes publicitaires, saturées de couleurs et de sourires forcés, s’intercalent de façon fluide, pour souligner le propos. Cela a également un effet de contraste avec des séquences d'horreur, sombres, sanglantes, explosives, où la caméra ne vous épargne rien.

Les effets spéciaux, réalisés avec les moyens de l'époque, restent efficaces : mousse, pâte et matières synthétiques donnent à «The Stuff» une texture organique qui dérange encore aujourd'hui.

Ce qui frappe surtout, c'est la cohérence du propos. Larry Cohen construit une fable sur la crédulité collective face au marketing, sur la vitesse à laquelle une population adopte un produit sans se poser de question. Les dialogues, souvent secs et sarcastiques, appuient cette critique. Le personnage de Nicole Kendall, notamment, illustre la responsabilité de l'industrie publicitaire dans ce type de dérive, un angle rare pour un film d'horreur de cette période.

Revoir The Stuff aujourd'hui, dans un contexte où les débats sur l'alimentation industrielle et la manipulation publicitaire occupent une place centrale, donne au film une résonance particulière. Certaines répliques ou situations sont d’époque, mais le thème du récit reste intemporel. Ce qui pose question, quant aux comportements des consommateurs d’aujourd’hui, qui ne semblent rien apprendre de leurs erreurs passées. Le film n'a pas besoin d'artifices contemporains pour fonctionner : son propos suffit.

The Stuff reste une pièce marquante du cinéma de genre des années 80, portée par un trio d'acteurs solides et une satire qui vise juste.

 

 

Présentation du film par Mylène Da Silva : créatrice de la chaine welcome to primetime bitch :  

Rappel de la carrière du réalisateur Larry Cohen dont It’s Alive, 10 avant The Stuff, qui s’inspire d’un scandale de l’industrie pharmaceutique. Dans The Stuff, c’est une critique satirique de la société de consommation et de la recherche du profit des industriels.
Avec ces citations de Larry Cohen pour expliquer comment s’est créé le film. Une analyse du film. Et des anecdotes sur les projets marketing qui n’ont pas été retenus.

Le Stuff, vous n’en aurez jamais assez !  durée 51 minutes (1996)

Un documentaire avec Larry Cohen qui a imaginé, scénarisé, réalisé et produit le film. Paul Kurta (producteur) avec qui il avait déjà travaillé par le passé donne beaucoup d'informations sur le film.
Larry Cohen explique qu’il voulait réaliser un film sur la société de consommation et les gens qui s’enrichissent en vendant du poison. Avec le temps, le produit vendu par la publicité évolue, mais l’idée est toujours là (cigarettes, médicaments…). Il voulait un film amusant, qui fait peur. Cela s’est transformé en idée de crème glacée meurtrière. Il fallait que le film soit une critique également.
Participent aussi Kim Newman (auteur et critique), Steve Neill (effets spéciaux mécaniques), Andrea Marcovicci (Nicole). Ce bonus vous permet d’apprendre beaucoup sur le film, les conditions de tournage, l’ambiance sur le plateau, les acteurs, etc.

 Tiphaine et Xavier