
Date de sortie au cinéma : 1977
Date de sortie du coffret blu-ray : juin 2026
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LES MONSTRES DE LA PRÉHISTOIRE - 恐竜・怪鳥の伝説
Spécifications
- Version française - Version originale sous titrée français
- BD 50 - MASTER HAUTE DEFINITION - 1080p - Format 2.35:1 respecté - Couleurs
- DTS-HD Master Audio 2.0
Suppléments
- Livret avec :
- Essai de Nicolas Jeantet
- Photos d'exploitation
- Présentation du film par Fabien Mauro
- Présentation de collection avec Jean-Baptiste Pujolle
- Bandes-annonces
En 1977, Junji Kurata signe avec Les Monstres de la Préhistoire son dernier long métrage pour la Toei. Roboto Films ressort le film en DVD en 2026, accompagné d'un livret signé Nicolas Jeantet. L'ensemble compose un objet singulier, qui trouve sa place dans toute collection de cinéma de genre.
L'histoire s'installe au lac Sai, au pied du mont Fuji, secoué par une activité volcanique qui réveille d'anciennes créatures. Takashi Ashizawa, géologue interprété par Tsunehiko Watase, revient sur les traces de son père. Ce dernier avait découvert un œuf de dinosaure fossilisé. Ses motivations oscillent entre l'hommage filial et l'appât du gain, une zone grise qui donne au personnage une place trouble, ambiguë. À ses côtés, sa petite amie, Akiko Osano, photographe et plongeuse incarnée par Nobiko Sawa, qu'il n'a pas revue depuis un an. Elle apporte une dimension intime à l’histoire : leur relation, développée tout au long du film, humanise le récit et lui donne un équilibre pour ne pas laisser toute la place à la seule menace des créatures.
Le scénario démarre sur les chapeaux de roue : la première partie enchaîne les informations à un rythme soutenu, quitte à vous bousculer par un montage très sec. Cette énergie initiale se transforme ensuite en une tension qui monte crescendo, portée par des créatures carnivores et particulièrement affamées. Les scènes d'attaque, filmées sans détour, apportent une intensité qui tranche avec la légèreté du film et lui donne un vrai moteur dramatique.
La mise en scène de Junji Kurata tire parti du décor lacustre : plans larges sur l'eau, cadrages qui isolent les silhouettes avant que le danger ne surgisse. Ce qui ne manque pas de rappeler le film de Steven Spielberg Jaws. Le montage accélère nettement dans les séquences d'attaque. Créant ainsi un contraste efficace avec le calme des scènes des relations humaines. Les effets spéciaux sont artisanaux. Ils portent la marque de leur époque avec un charme rétro : leur fabrication manuelle se ressent à l'écran, et cette honnêteté technique fait partie du plaisir que vous prenez lors du visionnage de ce genre de film.
La direction artistique se distingue surtout par un choix musical audacieux : une partition disco-pop signée Masao Yagi, en décalage frontal avec les images de catastrophes et de monstres, comme le relève Fabien Mauro dans les bonus. Ce pari sonore crée un effet permanent entre légèreté et gravité, une tonalité inattendue qui donne au film une identité singulière. Vous serez marqué par la séquence de musique country en japonais sur l’estrade flottante.
Le jeu d'acteurs suit cette même logique d'appropriation sincère du genre. Tsunehiko Watase propose un personnage aux intentions changeantes, porté davantage par l'instinct que par la psychologie. Nobiko Sawa apporte une présence plus posée.
Les Monstres de la Préhistoire assume ses aspérités et en fait sa signature : un film catastrophe avec des monstres, entre kitsch (puisque nous le regardons avec 50 ans de décalage) et moments de vraie tension. Cette édition Roboto Films permet de redécouvrir cette curiosité qui possède plus d’un atout.
Bonus :
Présentation de fabien mauro :
1975 : sortie de Jaws. Au Japon, la Toei s’intéresse au succès des films occidentaux sur le marché nippon. Elle réoriente sa production pour le marché international. Cette décision conduit à la production d’un film grand public avec des monstres géants, cette fois ce seront des dinosaures.
Ce film a un très gros budget, avec des scénaristes prestigieux et Fuminori Ôhashi pour les effets spéciaux (Le château de l’araignée, Le garde du corps…). Il y a des ressemblances au scénario de Jaws évidentes. Avec des connexions avec un dragon aux yeux rouges pour attirer le public occidental.
C’est une curiosité car il est censé être tout public alors qu’il y a des scènes très sanglantes.
Avec quelques critiques sur les dinosaures. Et une analyse du scénario.
La musique jazz fusion / funk / disco qui est très agréable, mais sans lien avec les images.
Échec commercial lors de la sortie au cinéma, presque partout, mais triomphe en URSS.
C’est un film culte pour les amateurs du genre. Une vraie curiosité alternative.
Jean Bapstiste Pujolle :
Passionné et collectionneur qui présente les objets du film qu’il possède : de réelles raretés et trésors. VHS, laserdisc, nombreux DVD, Blu-ray. CD, affiches, photos.
Tiphaine et Xavier