Date de sortie du coffret Blu Ray + DVD : 27.10.2026
Editeur : Elephant Films

 

https://www.elephantfilms.com/fondu-au-noir

Titre : Fondu au noir - Steelcase Blu-ray + DVD limité 1000 ex.
Titre original : Fade to Black
Date de sortie : 27/10/2026
Réalisateur(s) : Vernon Zimmerman
Acteurs : Dennis Christopher, Tim Thomerson, Gwynne Gilford, Norman Burton, Linda Kerridge, Mickey Rourke
Scénariste(s) : Vernon Zimmerman
Musique : Craig Safan
Pays de production : États-Unis
Année de production : 1980
Durée : 102 min. env.
Classification : Public averti
Copyright : © 1980 Fade To Black Venture. All Rights Reserved. Distributed under Licence by Radial Entertainment. Layout and Design © 2026 Elephant Films. Tous droits réservés.

Format audio : Français, Anglais - DTS HD 2.0
Format d'image : 1.85 : 1 1920x1080p Couleur
Sous-titres : Français, Anglais
Nombre de disque : 2
EAN : 3700146555514
Suppléments : I Wanna Be Loved By You un document de Julien Comelli - Entretien avec Dennis Christopher - Bande-annonce - Crédits
Contenu : Boîtier métal Steelcase Combo Blu-ray + DVD Edition limitée à 1000 exemplaires

 

 


https://youtu.be/MroA3QYRVJc

 

Fondu au noir (Fade to Black) a longtemps été un film introuvable. Réalisé et écrit par Vernon Zimmerman en 1980, il est resté bloqué pendant de nombreuses années ans à cause d’un procès, pour l’utilisation d’extraits de la série Hopalong Cassidy, comme l’explique Julien Comelli dans les bonus. Elephant Films le propose enfin, dans un coffret steelcase Blu-ray + DVD limité à 1000 exemplaires. La restauration en 4K offre au film une qualité d’image inédite. Pour mémoire, Fondu au noir a reçu le Prix de la Critique au Festival d’Avoriaz en 1981 : vous le découvrez ici dans les meilleures conditions possibles.

Eric Binford vit pour le cinéma. Coursier, il livre des bobines et des affiches dans un Los Angeles banal. Ses collègues se moquent de lui, mais jouent à des quiz sur le cinéma ou se lancent quand même des paris sur leurs connaissances.

À la maison, une tante handicapée, de plus en plus agressive, qui l’empêche de vivre (sa passion dévorante pour le 7ème art). Une humiliation de trop le fait basculer. Eric enfile alors les costumes de ses héros de cinéma pour régler ses comptes. Où s’arrête la cinéphilie ? Où commence la folie ?

Le film suit une passion qui devient obsession. Eric perd pied avec la réalité, comme dans Psychose d’Alfred Hitchcock.

Sa passion envahit sa vie privée et son travail. Elle est une pression, mais aussi une arme de défense. Vernon Zimmerman en tire un témoignage d’époque, caustique, sur ce que l’industrie du cinéma fait à ses passionnés. Son thriller psychologique sanglant fait parfois penser au giallo. Les dialogues ajoutent une couche d’ironie et de sarcasme. Chaque meurtre devient une petite performance macabre. Eric ne regarde plus les films : il les fait devenir réalité.

Dennis Christopher porte tout le film. Le scénario est mince au départ. Son implication change la donne. Dans son entretien en bonus, il revient sur les améliorations obtenues pendant le tournage pour rendre l’histoire plus intéressante. Son personnage d’Eric Binford se transforme tout au long du film, jusqu’à l’apothéose très théâtrale de la scène finale dans un endroit mythique.

Quand Eric se costume, il ne se déguise pas. Il prend la personnalité du personnage qu’il incarne. Cody Jarrett ou le comte Dracula : chaque figure le possède entièrement. La scène du vampire l’explique très bien. Autour de lui, Linda Kerridge, qui joue une jeune femme ressemblant à Marilyn Monroe, Tim Thomerson, Gwynne Gilford, Norman Burton et un très jeune Mickey Rourke sont là pour mettre en valeur son personnage torturé. Cela fonctionne parfaitement.

La réalisation est un vrai plaisir. Les angles, les miroirs et les reflets traduisent l’esprit fragmenté d’Eric. L’image joue sur les contrastes, les couleurs sombres et les reflets métalliques. Le cadrage est très travaillé. Le montage garde la tension toujours au bon niveau.

Les costumes et les maquillages sont soignés.

La musique de Craig Safan suit les bascules du personnage. Le film multiplie aussi les clins d’œil cinéphiles au-delà des cinq films et de la série crédités au générique. La reprise de la scène de la douche de Psychose en est le meilleur exemple. Vous la voyez venir ! Pourtant, son détournement est intelligent et surprenant à la fois.

Ce regard sur la cinéphilie obsessionnelle parle aussi de notre époque : la culture pop, le cosplay, la frontière floue entre le spectateur et ses idoles. Le steelcase en fait un bel objet de collection pour les amateurs de thrillers, de film de genre et de cinéma au sens large. Initiés ou curieux, tous y trouveront leur compte.

Fondu au noir est un petit bijou trop longtemps oublié, et cette édition d’Elephant Films lui rend enfin justice.

 

Bonus :

I Wanna Be Loved By You par Julien Comelli :  présentation, analyse très détaillées du film et secret de tournage. Avec les cinq films et la série utilisés en extrait dans Fondu au noir. Le film a été bloqué pendant 15 ans car il y a eu un procès des producteurs de la série d’Hopalong Cassidy (1952-1954).

Entretien avec Dennis Christopher : dans un premier temps, il a refusé le rôle. Puis il n’a cessé de reflechir comment interpréter ce personnage si complexe et finalement accepté le rôle.
Il précise qu’il a donné une approche psychologique à son rôle, qu’il ne voit pas comme un slasher. Il y a eu de nombreuses improvisations sur le tournage et de nombreux changements avec les suggestions de Dennis Christopher (ce qui a considérablement amélioré ce qui était prévu dans le scénario selon nous). Il parle de ses relations avec les autres acteurs, de l’influence que cela a eu sur le scénario. De tout le travail réalisé sur les costumes.
Dennis Christopher revient sur la scène de fin et sur une scène coupée.

Un bonus très intéressant qui permet de comprendre l’implication de Dennis Christopher dans son rôle, mais plus largement dans le film. Une intervention précieuse.

 

Tiphaine et Xavier