Phlefonyaar est un groupe de metal extrême et sombre, dont les hymnes tonitruants sont construits à partir de riffs tortueux et terrifiants, d'un chaos maîtrisé, d'une atmosphère ténébreuse, de récits venus des confins de l'imagination et des pulsions les plus obscures du cœur humain. Formé à la fin des années 1990, le groupe a sorti une série de démos et un EP, Kissing Carrion (2016), avant de dévoiler son premier album, Septic, Bitter And Hardbitten (2017), acclamé par la critique. Metal Hammer a notamment salué le « voyage au ralenti à travers les recoins les plus sombres de l'esprit » que propose l'album. Leur deuxième album, We Rest When The Crows Feast, est sorti en 2020. Le webzine autrichien Stormbringer, réputé pour ses « riffs monstrueux et grandioses », ses « récits dramatiques et ses décors surréalistes » en sont la preuve. Au cœur de Phlefonyaar, il y a toujours eu Jim Males et Paul March, unis par une obsession commune pour une musique atmosphérique et sombre, et les recoins les plus obscurs de la psyché humaine, une obsession qui a évolué de concert au fil des décennies. Liés par le sang, les cauchemars et un humour noir et tordu, ils sont aujourd'hui prêts à dévoiler leur dernière création monstrueuse : un enfant bâtard de doom, de mort, de drone, de sludge industriel et de folie… Encyclopaedia Sociopathica.
« The Lion’s Gone Walkin’ » plonge l’auditeur d’emblée dans l’univers menaçant d’Encyclopaedia Sociopathica de Phlefonyaar. Ses guitares hargneuses et agressives, ses rythmes méthodiques et martelants, assènent coup après coup sans relâche. « The Lightning Rod Seller », dans la foulée, ne laisse aucun répit : ses riffs massifs encerclent un centre de rythmes mécaniques, avec un groove malsain et envoûtant. Une aura de crasse, de poussière et d'huile de moteur plane comme un miasme malin sur cette construction sonore hypnotique et brutale, fruit d'une attrition constante. « The Last Funeral In Town » arrive ensuite, déferlant comme une machine de guerre steampunk, cahotante et déchaînée, alimentée par la rouille et la rage. C'est un morceau d'une violence inouïe, un véritable fléau dont les coups de marteau s'abattent sans relâche. Malgré la violence implacable et sans concession des sombres récits d'Encyclopaedia Sociopathica, l'album parvient aussi, d'une certaine manière, à enflammer l'imagination par son assaut incendiaire, évoquant des images étranges et tissant des récits hallucinants au sein de son chaudron de bruit et de riffs fulgurants. On perçoit un folklore sinistre qui se tord sous la surface de « The Curse Of Blackditch Hollow » et dans la folie furieuse de « Rust In The Prayer Jar ». Et tout cela mène à l'acte final d'horreur, « The Widow’s Lantern Swings », où de vastes riffs funestes déchirent les ombres du crépuscule et où des esprits agités et bavards se heurtent à une puissance de feu implacable et dévastatrice… une conclusion qui vous vide de toute substance, pour l'album le plus abouti et convaincant de Phlefonyaar à ce jour.
Colérique, abrasif, violent et addictif, une vision hallucinogène teintée de menace, les pages de l'Encyclopédie Sociopathica s'ouvriront devant vous le 18 septembre. Aucun autre avertissement ne sera donné.
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