1re journée : Quel genre de cinéma et de théâtre Jean Douchet et Jacques Lassalle ont-ils découvert dès leur enfance, pour l’un urbaine, pour l’autre villageoise ?
Évocations croisées, avec, pour finir, l’Auvergne en commun.
2e journée : Comment devenir critique de cinéma par amour des films et l’envie d’en réaliser ? Comment faire du théâtre dans l’extrême soupçon du théâtre et la fréquentation passionnée des livres et des films ?
Confrontation d’expériences.
3e journée : Après des débuts adultérins (Sarah Bernhardt, L’Assassinat du duc de Guise) le cinéma muet se définit très vite comme le refus du théâtre, de Méliès à Lumière, de Gance à Griffith. Pourquoi ? Comment ?
4e journée : Amorce d’un renversement : l'apport conséquent au cinéma américain, à partir des années trente et de l'avènement du cinéma parlant, d’hommes de théâtre européens (Lubitsch, Sirk, Wilder, Preminger, Kazan) sous l’influence de Max Reinhardt, Stanislavski, Brecht, et aussi, autrement, de Pagnol et de Guitry.
5e journée : Affirmation d’un nouveau statut du théâtre dans le cinéma avec la Nouvelle Vague française (de Melville à Eustache, de Godard à Rohmer, de Rivette à Chabrol) et les indépendants new-yorkais (Cassavetes, les frères Mekas, Barbara Loden…).
Processus et conséquences.
6e journée : Quand le théâtre emprunte de plus en plus au film et à la vidéo numérique ; quand le cinéma fait une part de plus en plus fréquente à une dramaturgie du plan séquence et à la part croissante du texte, dialogué ou monologué…
7e journée : Par-delà une scénarisation de plus en plus stérilisante des films et le rôle de plus en plus important des circuits Internet ; par-delà une frilosité croissante des répertoires et une pratique régressive des théâtres marchands (tant publics que privés), l’avènement d’écritures singulières, novatrices et somme toute peu prévisibles (Caumon, Dumont, Desplechin, Kechiche, Guiraudie, Yann Gonzalez) au cinéma.