date de parution : 01.07.2026
Editeur : Glenat Manga

 

https://www.glenat.com/glenat-manga/oldman-tome-02-9782344071748/ 

Tome : 2
Nombre de pages : 440
EAN : 9782344071748
EAN numérique : 9782331092251
Format : 150mm x 213mm

 

Fin du diptyque de Chang Sheng, Oldman, présenté dans une édition revue par l'auteur lui-même.
En bonus : un court récit en couleur, L'avion en papier, réalisé pour le Festival d'Angoulême 2015 autour du thème « The Homelanders », à lire dans le sens de lecture européen.

La cavale se poursuit. Rebecca, Oldman, Neleh et Wilson tentent d'échapper à l’armée redoutablement organisée, équipée d'armes secrètes d'une puissance inédite de Hammer. La scène d’introduction est brutale et totalement inattendue. Elle vient rappeler qu'aucun répit n'est garanti dans cette traque. Face à cette machine de guerre, c'est paradoxalement l'inconscience et la malice de Wilson qui viennent déjouer les plans adverses.

À peine échappé des griffes de Hammer, le groupe se retrouve pourtant à nouveau exposé au pire des dangers : Hammer trouve les mots justes pour pousser Rebecca au duel, alors même que ses frappes s'annoncent dévastatrices.

Va s’ensuivre un engrenage de pièges emboîtés. La Reine et Oldman jouent sur plusieurs tableaux à la fois, dans une partie de dupes à grande échelle où le contrôle du temps, qu'Oldman ne maîtrise pas entièrement, vient bouleverser le destin de chacun. Reste une question de fond : jusqu'où est-il possible de bluffer, de forcer la chance, avant que tout ne se retourne ?

Oldman, vieil homme au corps marqué mais à la présence magnétique, est l’objet de toutes les attentions : la Reine, obsédée par la jeunesse éternelle, continue de dépendre de lui, alors qu'il garde une carte en réserve. Rebecca, ancienne générale amputée des quatre membres, doit sa survie aux prothèses mécaniques conçues par Wilson. Une reconstruction qui dit autant sa résilience que la violence qu'elle a traversée. Wilson, justement, apporte le contrepoint, toujours à contretemps avec ce qui se déroule : comment peut-il faire une demande en mariage à un tel moment ? Il équilibre la gravité de chaque situation sans jamais l'alléger complètement.

Graphiquement, Chang Sheng livre un trait net, précis, d'une lisibilité irréprochable même dans les scènes d'action les plus chargées. L'univers, à mi-chemin entre esthétique Renaissance et steampunk, installe une tension permanente, renforcée par des dialogues secs et tranchants.

Ce tome interroge frontalement ce que le temps fait au pouvoir et ce qu'il détruit chez ceux qui cherchent à le détourner. Le corps y fonctionne comme une archive : celui de Rebecca porte la mémoire de ses blessures, celui d'Oldman les trente années qui lui ont été volées par la Reine.

La maitrise du temps, devient ici un poids, presque une malédiction déguisée en privilège.

Un tome dense, nerveux, qui resserre les fils du récit.

Une fin de diptyque qui tient toutes ses promesses.

 

Xavier