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Rosa 

     

 

Un son post-rock qui vous déchire le cœur en deux. Le trio a un son qui secoue. Pas de grande violence, mais une palette incroyable de nuances dans leur son. La batterie passe de tempos léthargiques à des patterns sophistiqués, avec différents éléments pour jouer (baguettes ou baguettes entourées de mousse), puis des explosions puissantes. Il y a un effet à la fois hypnotique et crescendo dans la construction de leur musique. La guitare peut envoyer de gros coups de médiator, ou avoir des ambiances très atmosphériques. La basse gronde de toujours en fond, plus ou moins furieuse. Avec un chant qui sait se mettre en retrait pour laisser la musique vous transporter. Une voix qui part en majorité sur des saturations fortes, et des instants en chant parlé. Avec quelques informations entre les titres, comme cet atelier à Poitiers gratuit pour celles et ceux qui veulent faire de la musique mais qui ne se sentent pas légitimes à faire le premier pas pour monter un groupe.  

Il y a une très belle intensité dans le post-rock de Rosa. Avec de très longues plages instrumentales pour bien vous emporter dans leur univers sonore. 

Une très belle entrée en matière pour ce Winteriip 2025. 

Un album de 6 titres est sorti le 18.10.2025.

 

pour télécharger l'interview : itw.Rosa.mp3

 

 

Dragunov 

     

 

Ce soir, c'est Arno du groupe Healer qui vient prêter sa voix pour l’occasion. 

Un son massif et un show lumière très original. 

Le duo est bien énervé avec un set taillé pour l’occasion. C’est prenant. Il y a quelque chose d’envoûtant, avec ces changements de rythme qui s’enchaînent. Ici pas de structure couplet / refrain, mais une succession de tableaux pour toujours vous surprendre, vous faire bouger et réagir. Avec cette batterie transparente, l’arche lumineuse au centre et la guitare de l’autre côté de la scène. C’est un son très travaillé qui vous percute et vous remue de l’intérieur. Leur énergie est viscérale. Le groupe a puisé dans son répertoire des titres bien énervés qui ont conquis le public. 

Quelle prestation ! 

Et c’est l’anniversaire d’Adrien aujourd’hui ! 

 

pour télécharger l'interview : itw.Dragunov.mp3

 

 

Stale Mate 

     

 

Le groupe de Tours est là pour continuer de chauffer la salle qui est bien énervée à l’heure du thé. Ça remue déjà dans le pit. Il faut dire que le groupe, avec des membres issus de plusieurs groupes bien excités, sait y faire quand il s’agit de mettre de l’ambiance et d’inciter au pogo.  

Le groupe a déjà sorti un EP.  

C’est un son très dynamique que le groupe propose, la synthèse de toutes les passions de chaque membre du groupe pour un metal hardcore punk crossover qui ne se pose pas la question des étiquettes. Tant que ça avance comme un boulet lancé à pleine vitesse, ça leur va. Ce qui n’interdit pas quelques breaks un peu plus posés, mais c’est pour mieux rebondir juste après avec une batterie survoltée. La basse est ultra-puissante et les deux guitares qui lacèrent ou plombent le son. Avec un chant bien agressif, saturé mais toujours intelligible. Ça remue et pas qu’un peu. Aucun temps mort. Les titres s’enchaînent toujours avec cette énergie et ce rythme revigorants. Un mélange sonore explosif.  

 

pour télécharger l'interview : itw.Stalemate.mp3

 

 

CVLR (cavalerie) 

     

 

Le son de CVLR est dévastateur comme une coulée d’acide. La violence est omniprésente. Le chant est particulièrement abrasif. Le tempo occupé entre rapidité et groove, voire des ambiances plus lentes et doom.  

Le groupe est sombre jusque dans leur reprise du titre d’Iggy Pop (i wanna be your dog). 

C’est sans concession et ça remue avec par moments des passages faits pour les moshers qui s’en donnent à cœur joie. Vingt minutes intenses à l’extrême. 

 

pour télécharger l'interview : itw.cvlr.mp3

 

 

Explicit Silence 

       

 

Leur son est particulièrement massif.  

Ça envoie fort avec une batterie qui roule façon rouleau compresseur avec un moteur de fusée. Le chant canalise toute votre attention pour bien vous énerver, comme tout bon groupe de metal-hardcore se doit de faire. Ça sort de la gorge avec une saturation brute, qui met les cordes vocales à vif. Les guitares ont un son si acéré, avec des riffs très rapides ou appuyés sur les passages plus dansants ou les changements de tempo. Ça bouge dans la pit, entre pogo et two-step, vous allez avoir l’embarras du choix.  

La basse a un son de fond qui est bien rond et puissant.  

C’est du gros son qui laisse des traces. De la violence oui mais toujours à bon escient. 

 

 

pour télécharger l'interview : itw.Explicit.Silence.mp3

 

 

Witchfinder 

 

       

 

Un son d’une ampleur phénoménale. Dans des couleurs pastel avec du rose et des faisceaux verts, du vert avec des faisceaux blancs. Ce qui donne un côté sucré au concert de Witchfinder avec cet écran de fumée, comme si vous étiez dans le fog britannique ou au milieu d’un bayou de Louisiane. Leur son est lourd, bien lent et très marqué, surtout sur la batterie qui résonne. L’écho sur la voix donne l’impression d’avoir toute une montagne en face de soi qui réverbère le son, pour mieux vous l’envoyer. Avec quelques soli de guitare qui sont de belles touches au milieu de l’ambiance pesante des morceaux. 

Quelle présence sur scène. 

 

pour télécharger l'interview : itw.Witchfinder.mp3

 

 

Daggers  

     

 

Le groupe nous a proposé un show hallucinant.  

Déjà leur chanteur est comme possédé par la musique, avec sa voix rocailleuse. Le batteur a un jeu singulier : lui qui est si grand se recroqueville sur sa batterie si petite qu’on dirait un jouet d’enfant, avec une frappe d’une force de golgoth. La guitare a un son si tranchant que vous avez l’impression qu’il y a deux guitaristes sur scène. Et le bassiste, au-delà de l’énergie qu’il dépense à remuer dans tous les sens, est un véritable vrombissement qui vous en met plein les oreilles. 

C’est puissant mais sans être très violent. C'est-à-dire que Daggers vous met dans une atmosphère où il n’y a pas de lutte mais une impulsion incessante pour vous faire monter en pression et en énergie.  

 

     

 

Leur son est si corrosif et en même temps cela coule avec une certaine souplesse. Avec des explosions sonores qui vous engloutissent sous un déluge de notes.  

Un son très marqué et singulier.  

Une grosse claque, car réussir à produire un set aussi intense et captivant demande une énergie et un savoir-faire hors du commun. 

 

pour télécharger l'interview : itw.daggers.mp3

 

 

Doomsday  

      

 

Mais quelle raclée ils ont mise ce soir. Les Californiens sont pour la première fois en Europe, car ils participent à la tournée organisée avec Grove Street.  Et ce soir c’est en exclusivité française que nous avons le plaisir de les voir pour leur dernière date de cette tournée. Et tout comme le groupe, nous souhaitons que ce ne soit que la première d’une longue série.  

Le groupe est à fond d’un bout à l’autre, avec une énergie folle. Ils sont là pour cramer leurs dernières cartouches. Le chanteur ne cesse d’interpeller le public, allant jusqu’à se faire un petit crowd-surfing en chantant. C’est un chant sec et puissant qui claque comme un coup de fouet qui vous arrive dans les tympans. Et en même temps il bouge dans tous les sens en permanence. Un véritable électron libre. 

La batterie est redoutable avec des frappes ultra rapides, puissantes et efficaces. Les guitares sont redoutables et s alternent pour les soli, vous ne savez jamais où regarder car le spectacle est partout à la fois. La basse est bien lourde pour coller tout cela et vous le balancer en pleine tête.  

 

   

 

Un énorme son hardcore avec le son des anciens qui s’allie à l’énergie de ce jeune groupe. Une belle histoire est en train de s’écrire pour ce groupe. Et comme le rappelle le chanteur cela s’est fait au prix de tant de sacrifice, de sueur et de larme, mais les mots lui manquent pour exprimer sa gratitude envers ceux qui sont présents ce soir pour leur permettre d’être sur scène et pour ce qu’ils sont en train de vivre.  

Un groupe à surveiller de près car ça déménage.  

 

 



pour télécharger l'interview : itw.doomsday.mp3

 

 

Grove Street 

       

 

Les Britanniques ont clôt cette belle journée avec un hardcore bien solide. Les moshers étaient bien privilégiés avec des passages bien lourds, des intros groovy qui donnent l’occasion au chanteur de sauter dans tous les sens. Et ces soli de guitares de temps en temps qui sont ultra-rapides. Avec quelques ambiances plus rap par instants, dont la reprise du titre "The Message" de Grandmaster Flash and the Furious Five. Mais le cœur du sujet est un son bien teigneux comme sur le titre « Sleep Head ». Ça avoine en bonne et due forme pour vous en remettre toujours plus. Avec des breaks bien verticaux et de quoi mosher à chaque instant. C’est une dernière salve d’énergie que le groupe nous a lancée à la figure pour la dernière date de leur tournée actuelle et la seule date française !

Et le public lui rend bien avec circle pit, crowd surfing pour un téméraire et un mosh-pit bien agité  

Et en clôture The Path to Righteousness. 

 

 

 

 

Avec des stands qui véhiculent des messages et des idées importantes comme Hardcore Cares qui va avoir plein de belles annonces dans les prochaines semaines avec du nouveau merchandising, de nouveaux partenariats pour 2026 et plein de belles surprises. 

 

Ou le stand Territoire Vegan qui, comme son nom l'indique, propose une très large variété de produits Vegan de l'apéritif. Avec des alternatives au foie gras ou au caviar jusqu’au dessert, avec par exemple de la chantilly Vegan.  

Et toujours la même bonne humeur de la part de tous les bénévoles qui participent à l'organisation de cet événement essentiel pour faire vivre la scène.

Un très grand merci à Riipost et Emile pour l'organisation de cette date incroyable qui, comme à chaque fois depuis 6 ans, a été un véritable cadeau de Noël avant l'heure.  

 

 

Xavier