Date de sortie : 11.09.2026
Autoproduction

 

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1. Little idea 05:43
2. Leap Of Faith 05:24
3. Where 03:11
4. Trust me now 05:05
5. Don't tell me 04:23
6. Hell yeah 03:00
7. Never too late to love 03:57
8. That really happened 04:25

 

Huit titres, une évidence dès le premier riff : Trint Eastwood a écrit cet album pour qu'on le reprenne en chœur. Le guitariste et chanteur des Uncommon Men From Mars signe ici son premier disque solo, autoproduit, sorti le 11 septembre 2026. Le côté américain s'entend vite. Les riffs appuyés renvoient à la scène grunge des années 90, et la mélodie reste la ligne directrice de bout en bout.

Little idea ouvre le disque avec une guitare légère et un refrain qui vous emporte immédiatement. Le morceau Leap of faith, concentre cette énergie : on hésite, on saute, et le texte assume le principe, suivre quelqu'un dans l'inconnu et faire des mauvaises décisions, le carburant des meilleures histoires. Le passé punk ressort sur Where, urgence pure, trois minutes construites autour des sessions de skate à Lyon avec les potes, le parc ouvert en douce et la session privée. Don't tell me tape dans le même registre, riffs épais et refrain en forme de serment, avec un texte qui envoie balader quiconque prétend dicter sa conduite.
Trint Eastwood sait aussi lever le pied. Trust me now se joue au ukulélé et à l'harmonica, ambiance décontractée pour des mots au sens limpide : travailler tôt, travailler tard, mourir les mains vides, l'âme comme seul bagage. That really happened en dernier titre de l’album vous propose une ambiance folk en acoustique, du côté du deuil, des fêtes, des planches et des os cassés.

Il ne faut pas oublier Hell yeah qui respire la joie familiale, avec ses filles qui réclament de jouer de la batterie et de la basse, et Never too late to love. Dans ces deux titres se retrouvent des refrains, bien entraînants dans un esprit punk-rock.

Benjamin Galindo à la batterie et Sofiene Yahiaoui à la basse posent une assise solide qui laisse la guitare partir devant. Le mix d'Alexandre « Boule » Borel garde chaque instrument parfaitement lisible, clair sur les passages acoustiques, franchement bruyant quand les morceaux demandent plus de volume.
La voix suit le même chemin, rocailleuse sur les titres rock, plus fragile dès que l'arrangement s’allège. Elle porte l'album tout autant que les riffs acérés des guitares.

L’album dialogue avec toute une culture rock, punk, folk qui donne envie de chanter à plusieurs, tout en gardant sa nervosité ou sa fragilité.

Libéré de toute contrainte, Trint Eastwood s'est fait plaisir, et ça s'entend : voilà huit chansons qui donnent envie de gesticuler en rythme et de le voir les défendre sur scène.

 

Xavier