
Date de sortie : 18.09.2026
Label : Indie Recordings
THE DOGS:
Vocals - Kristopher Schau
Guitar - Mads Martinsen
Bass - Tommy Reite
Drums - Henrik Odde Gustavsen
Percussion - Kenneth Simonsen
Keys - Stefan Höglin
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Track list :
1
1- Back to Fucking
2- Close is Just Another Word for Nothing
3- Fuck'em
4- Politics Find You
5- Reality is a Failure
6- 7-25
7- Another Child of the Cross
8- Do You Miss Me at All
9- Come on
10- Becoming God of Nothing
Trauma Junkie le treizième album de THE DOGS, sorti le 18 septembre 2026 chez Indie Recordings, mise sur un son abrasif et des textes directs. Riffs mordants et breaks abrupts entretiennent une urgence qui s’associe à des moments calmes et introspectifs. Back To Fucking ouvre le bal. Les Norvégiens y plaisantent sur leur précédent disque, dont les lumières de disco les ont rendus aveugles, et annoncent leur retour au rock avec une bonne dose d'autodérision.
Le groupe d'Oslo sait aussi installer des ambiances puissantes. Close Is Just Another Word For Nothing penche vers le blues-rock, avec des guitares hypnotiques et une basse qui claque. Les claviers de Stefan Höglin, qui y ajoutent une mélancolie glacée. Les paroles s'attardent sur le regret et la solitude. Frôler l'amour ne revient à rien, sous le regard d'horloges qui rappellent que la fin approche.. Fuck'em est bien abrasif : le titre est hurlé, il vient du cœur, et de jolis chœurs lui donnent du relief. Kristopher Schau y répète qu'il rejette ceux qui l'entourent, qu'il ne considère pas comme des amis, et se demande pourquoi s'en soucier ?
La douceur se glisse dans Politics Find You, une ballade d'une tristesse touchante où le narrateur choisit la solitude plutôt que les conversations creuses. Reality Is A Failure prend des airs de chanson entre amis, même si le texte décrit un monde où la vie ressemble à une fantaisie collective. 7-25 est bien rock, avec un joli solo de guitare et un texte qui parle d’une histoire d'horloge et de ponctualité qui déraille, où l'on se retrouve seul dans un motel miteux à regarder les heures passer. Come On affiche un côté agressif et conquérant. La batterie de Gustavsen et les percussions de Kenneth Simonsen donnent du nerf à chaque refrain.
Les thèmes restent sombres, mais le disque vous invite à rire de votre propre malheur. La voix rugueuse de Schau, désarmante d'authenticité, vous touche quand Do You Miss Me At All demande à un amour parti s'il décrocherait le téléphone entre supplication et résignation, ou quand Another Child Of The Cross fait le portrait d'une femme fragile, comparée à des éclats de glace dans l'eau tiède. Becoming God Of Nothing referme l'album sur un narrateur qui rétrécit jusqu'à devenir grain de sable, sans poids, et vit la vie comme une tâche plutôt que comme un cadeau.
Ce mélange d'humour noir et de lucidité fait la cohérence du disque : chaque titre pose un miroir devant l'ego, l'amitié et le temps qui passe.
THE DOGS prolonge sa route avec panache pour Trauma Junkie.
Xavier