
Date de sortie : 18.09.2026
Label : Pelagic Records
PLAYGROUNDED ARE:
Michael Kotsirakis - Guitars
Stavros Markonis - Vocals
Orestis Zafeiriou - Synths / Sampling
Giorgos Pouliasis - Drums
TRACKLIST
1. A Flower...
2. Counting Embers
3. Someone
4. Snow
5. Of Air and Metals
6. … to Water
DISCOGRAPHY
2014 - Athens EP (Casket Music)
2017 - In Time with Gravity (FREIA Music)
2022 - The death of Death (Pelagic Records)
2026 - A Flower to Water (Pelagic Records)
https://youtu.be/1PnQQfqWFCA?si=VWq_o7pJqnsa6iAr
Le troisième album de PLAYGROUNDED vous entraîne dans une sorte de courant d'eau continue ou un espace suspendu entre deux nuages où le calme côtoie l’orage. Groupe originaire d'Athènes et désormais installé à Rotterdam vous propose a flower to water où se fondent le post-metal et les nappes électroniques. Le disque avance par vagues, porté par un léger ressac. Chaque remous surgit comme un coup de tonnerre au milieu d'une eau en apparence tranquille.
La progression domine l'écriture. Les morceaux se déploient par paliers, portés par la batterie de Giorgos Pouliasis, dont les nuances à l'intérieur d'un même titre vous plongent dans une sorte d'état second. Sur someone, les riffs de Michael Kotsirakis tranchent net avant que le chant de Stavros Markonis explose sur la fin du morceau. Un jeu de contraste qui résume la logique de l'album entier. Ce chant multiplie les variations, entre chœurs superposés et passages presque murmurés, changeant de registre à l'intérieur d'un même titre. counting embers, à l'inverse, choisit l'atmosphère et la lenteur : les nappes d'Orestis Zafeiriou installent un climat pesant. Les paroles traitent d’un combat intérieur entre feu et rêve et de la fascination pour la brûlure qui rassemble et réconforte malgré le danger.
La basse d'Odysseas Zafeiriou ancre ces mouvements au point de donner un effet de consistance à la musique, comme sur la montée en puissance du titre of airs and metals. a flower... joue la carte de la douceur et ouvre une respiration bienvenue dans cette architecture, tandis que of air and metals a une montée crescendo bien musclée. snow pousse plus loin l'exploration : un clavier posé sur un chant désincarné et un beat minimal composent un choc feutré, une résonance qui semble remonter du for intérieur plutôt que frapper de l'extérieur. Le texte y parle d'un lâcher-prise, d'un foyer retrouvé dans la mémoire plutôt que dans le lieu, la quête de soi dans la beauté éphémère de la nature et de la solitude. Le dernier titre ... to water, referme le cercle ouvert au début de l’album, comme une goutte qui retombe dans le même bassin.
a flower to water confirme la trajectoire de PLAYGROUNDED vers une écriture toujours plus personnelle. Le groupe construit sa propre grammaire, faite de délicatesse et de puissance, avec des sensations intenses malgré le calme apparent, avec des crescendos qui prennent leur temps.
Comme l’eau qui monte lentement, et qui finit par tout emporter.
Xavier