
Date de sortie : 25.09.2026
Label : Bitume Prods
01. CiRCLe
02. TeTSuo
03. BiLaTeRaL
04. TRauMa
05. PaLiNDRoMe
06. GeMiNi
07. ReMiNiSCeNCe
08. ALTeR CiRCLe
https://oohnacall.bandcamp.com/
https://www.instagram.com/oohnacall
https://www.youtube.com/@O%C3%B6hnaCall
LINE UP
Jérémie Ilharragorry : basse, synthé, boucles
Alexis Giboureau : batterie
Mike Gory : guitare, synthé, boucles
https://youtu.be/a4_vbH2dhLI?si=eL_tX2muPs59_SWq
eKKo quatrième album du trio tourangeau OöHNa CaLL, est constitué de huit pièces (presque) instrumentales enregistrées en seulement deux jours. Entre post-rock et noise, l'album trace un chemin où le rêve et la réalité se confondent, porté par une basse organique, une batterie millimétrée et des guitares qui oscillent entre froideur électrique, riffs tranchant et ambiances vaporeuses. L'ensemble reste brut par endroits, presque abrasif, et garde malgré tout une grâce certaine.
Les noms donnés aux compositions orientent votre écoute avant même le premier accord. CiRCLe pose le décor, tempo grave, contretemps qui refusent la ligne droite. TeTSuo déploie ensuite une énergie électrique qui vous ramène droit vers l'imaginaire cyberpunk d'Akira, ou vers les visions saturées du film de Shin'ya Tsukamoto. La basse de Jérémie Ilharragorry y trace un chemin lourd, solide. Tandis que la batterie d'Alexis Giboureau tient un tempo qui évite tout chaos. BiLaTeRal bascule vers une énergie plus rock, directe, quand TRauMa commence dans le silence pour mieux vous piéger dans une montée lente et inflexible.
Le jeu de majuscules sur les consonnes dans ces titres agit comme un choix d'écriture : il calque sur la typographie le relief que le groupe imprime à sa musique, une alternance de creux et de saillies.
PaLiNDRoMe, GeMiNi et ReMiNiSCeNCe prolongent ce dialogue intérieur, fait de répétitions murmurées et de micro-accélérations qui donnent à l'ensemble une tension introspective.
La voix reste absente, remplacée par des bribes sonores, extraits non identifiables de films, d'émissions radio ou de discours, glissés en fond comme des fantômes discrets, sauf pour cette phrase répétée en boucle sur aLTeR CiRCLe « you have to leave now, and never come back here ». L'absence de texte devient un espace ouvert : vous y projetez vos propres images plutôt que de suivre un récit imposé. aLTeR CiRCLe referme la boucle dans la retenue, fidèle à une écriture qui préfère l'ellipse à la démonstration.
Le trio a trouvé un langage propre et vous laisse sur une intensité qui continue de résonner en vous.
Xavier