Date de sortie : 28.08.2026

Label : Season of mist

 

Tracklist:
1. Trait d'Union (4:31)
2. Vision (3:59)
3. Scalp Ceremony (3:14)
4. Synaptic Cortex Dissection (5:02)
5. Oracle's Rift (5:06)
6. The Moaning Hill (2:45)
7. Symbiosis (4:12)
8. Zenith of a Dying Sun (4:19)
9. Mirage (4:27)
 
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https://www.youtube.com/watch?v=rpv_xvofR2M 

Le groupe italien frappe juste et vite. Leur trash/death technique et old-school est rempli de belles surprises. La production évoque un enregistrement DIY, brut et direct, mais le son reste clair : chaque instrument s'entend distinctement, de la batterie très sèche aux guitares tranchantes.

Dès les premières mesures de « Trait d'Union », des chœurs et un chant parlé s'immiscent au milieu du chant saturé, une surprise qui installe d'emblée une tension particulière. Ce titre raconte le retour d'une entité venue du ciel, accueillie par une tribu en pleine préparation guerrière. « Vision » pousse la batterie au premier plan : chaque frappe résonne comme un coup de marteau, et le texte décrit une transe initiatique où les visions de l'âme se mêlent aux éléments naturels. Sur « Scalp Ceremony », des percussions supplémentaires viennent rajouter une ambiance rituelle au morceau, en écho direct à son propos : une chasse sanglante qui se conclut en cérémonie de scalp. « Synaptic Cortex Dissection » multiplie les solos et les breaks, porté par un texte qui évoque une chirurgie psychique où le corps du sacrifié est ouvert pour renaître transformé. Le didgeridoo de Leo Di Angilla, qui s’occupe également des percussions, de la flûte et du berimbau sur l’album, s'invite sur « The Moaning Hill » et colore ce titre plus court d'une atmosphère inattendue, ses paroles, en partie tissées dans une langue inventée, évoquant un amas de corps et un rituel charnel. « Symbiosis » ralentit le tempo par moments, mais la tension reste intacte : le texte y décrit un cycle de mort et de renaissance, un corps drainé qui se recompose au contact de la terre et du sang. « Zenith of a Dying Sun » avec des riffs acérés pour une violence calibrée et ordonnée. Les paroles évoquent l'agonie d'un astre mourant. L'album se termine sur « Mirage », quasi-instrumental, avec chant lointain et indistinct sur des riffs tranchants, avant quelques mesures de guitare acoustique qui terminent l’album sur une note inattendue.

Andrea Feltrin, à la batterie et au chant, alterne rugissements bestiaux et passages plus posés, toujours avec clarté. À ses côtés, Tommaso Cappelletti et Andrea Granauro tissent sur leurs guitares des riffs tranchants et des soli qui filent comme des éclairs, tandis que Jean-Claude Rossignol trace à la basse des lignes sombres qui soutiennent l'ensemble des compositions. Les changements de tempo sont fréquents, les breaks nombreux. La technicité déployée reste toujours au service du morceau et des ambiances.

Après un premier album remarqué en 2022, Miscreance confirme avec Reminiscence une trajectoire ambitieuse, entre héritage old-school et qualité d’enregistrement moderne.

 

Xavier