Date de sortie : 28.11.2025
Label : Frontiers Music s.r.l.

 

1.    Dancing With The Devil    
2.    Pictures Of The Dead    
3.    Saints And Sinners    
4.    Lift Up Your Soul    
5.    Love In Denial    
6.    Machine Bone    
7.    Follow Me Down    
8.    Golden Mirror    
9.    Sea Of Stones    
10.    The Stranger
11.    Somewhere (Bonus Track)

Line Up:
George Lynch – guitars
Gabriel Colon - vocals
Jaron Gulino - bass
Jimmy D’Anda – drums

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Le rideau tombe sur Lynch Mob. Le neuvième album du groupe est celui qui tire sa révérence après des décennies de hard rock abrasif et bluesy. Il vous frappe comme un ultime uppercut dès les premières notes. George Lynch, ce virtuose s’il en est, boucle la boucle avec un disque qui ressemble à son testament sonore : un dernier coup d'éclat pour clore la belle carrière du groupe. Formé par le guitariste après sa séparation de Dokken, Lynch Mob a traversé les décennies avec un line-up changeant mais une identité intacte, un mélange fougueux de blues sale et de hard-rock musclé si besoin. Pour ce baroud d'honneur, la formation est composée de Gabriel Colon au chant, Jaron Gulino à la basse, Jimmy D'Anda à la batterie, et George Lynch aux guitares, toujours aussi affûté. Produit et mixé par Chris Collier, le son oscille entre l'héritage vintage et une modernité qui tranche nette.

Les riffs de George Lynch griffent avec précision et technique. Ils structurent chaque morceau avec une base solide. Cela s’accompagne de transitions fluides qui glissent du chaos vers des breaks toujours bienvenus comme sur "Machine Bone". "Dancing with the Devil" ouvre les réjouissances avec un hard rock élégant et tranchant. Suivi de "Pictures Of The Dead" qui balance un hard-rock, bluesy et rugueux, tandis que "Saints And Sinners" offre à George Lynch l'espace nécessaire pour déployer des soli fulgurants dans une fusion stylistique émouvante. Les paroles de la chanson "Saints And Sinners" dépeignent un univers sombre et impitoyable où les notions de bien et de mal se confondent.

"Lift Up Your Soul" a un tempo plus posé avec son groove envoutant. Une sorte de gospel noir transformé en guerre infinie : démons déguisés, foi détournée, conflit sans issue. Les paroles évoquent la déshumanisation, des cœurs noircis et des esprits tordus qui nous laissent saigner sur le sol d'un combat perpétuel.

La rythmique de Jaron Gulino et Jimmy D'Anda forme un bloc d'acier qui ancre chaque composition. Tandis que Gabriel Colon fait évoluer sa voix au milieu de mille nuances, de la rage rauque à des nuances soul avec une clarté impressionnante, même dans les pics les plus intenses. "Love In Denial" dévoile les racines blues de l'album avec un balancement bien chaloupé et tranquille, puis "Machine Bone" injecte une dose de modernité à un son sleaze, juste pour le plaisir. Et cela fonctionne à merveille. "Follow Me Down" est encore une fois l’occasion d’admirer le talent de virtuose de George Lynch au milieu d’un titre bien solide. L'instrumental acoustique "Golden Mirror" offre un contraste bienvenu, explorant un autre versant de l'univers rock-blues du groupe. Un son très riche et lumineux qui vous transporte. "Sea Of Stones" ralentit la cadence pour plonger dans une ambiance doom qui s’approche des ambiances de Black Sabbath. Une chanson lente et sinistre aux accents glaçants qui mise tout sur son atmosphère. "The Stranger" referme le bal sur une atmosphère plus sombre et contemplative, avec ces mots qui résonnent comme un aveu : le temps file.

Le titre bonus pour l’édition européenne de l’album "Somewhere" est chargé de sensations. À la fois lourd et puissant, Lynch Mob a ici composé une balade très énergique, avec un tout dernier solo de guitare qui vous emmène planer.

C'est l'aboutissement d'un hard rock américain qui a influencé tant de musiciens grâce à des groupes comme Whitesnake ou Guns N' Roses. Mais vous retrouvez ici ce twist à la Lynch Mob qui fait tout l’intérêt des productions des Californiens : des soli qui évoquent une quête épique, immersifs, engageants et d’une belle virtuosité.

Dancing With The Devil avec ses guitares envoûtantes, son osmose instrumentale, est un album si réussi. Un adieu intense, qui honore le passé avec un son contemporain. Lynch Mob quitte la scène avec panache, laissant derrière lui un disque qui résonne(ra) comme une dernière ovation méritée dans l'histoire du hard rock américain.

 

Xavier