date de sortie : 24.07.2026
Label : wormholedeath

Écoutez Rapture and Perversion : orcd.co/rpsplitep

HESSIAN :

Instagram : instagram.com/hessian.666

Linktree : linktr.ee/hessiankult

YHWH :

Bandcamp : thetrueyhwh.bandcamp.com

Instagram : instagram.com/thetrueyhwh

 

 

Sur ce split-ep, Rapture and Perversion, sorti le 24 juillet 2026 chez Wormholedeath, vous avez d'un côté Laremy Wade, qui pilote Hessian depuis 2002 et a fait muer un projet né dans le hardcore street punk en machine de black metal intraitable. De l'autre, YHWH, duo belgo-thaïlandais tourné vers un black metal occulte.

Archon In The Circle Of Iron ouvre le bal et donne le ton. Une batterie qui cogne, imperturbable, portée par Noctem. Cela vous martèle le crâne dès les premières mesures. Le chant de Wade, bien torturé, prend une dimension presque hallucinée sur Into The Night Of The One Who Sits On The Throne Of Obsidian. Vous pourrez y entendre plusieurs voix qui se chevauchent et créent un malaise qui s'installe durablement. Deux lignes de chant s'y répondent comme si elles se disputaient l'espace, un procédé qui accentue le vertige. Demon Night, c’est 1 minute 06 de rage compressée, et Black Leather Nun, 30 petites secondes. Ces deux titres fonctionnent comme deux détonations qui coupent le souffle. La production, dense, vous tire tout vers le bas, comme un poids accroché à la cage thoracique.

YHWH change la texture. Gravebound, Supposed to Rot et le morceau Rapture & Perversion s'appuient sur une basse et une guitare au son bien grave, si dense que cela colle à la peau. La matière reste sale, à l'état brut. Gravebound tient de l'hymne funèbre, presque hypnotique, une transe qui referme ses portes avec lenteur. Portée par Schem HaMephorash, la voix, saturée à l'extrême, griffe les oreilles, et cette rugosité assumée donne au trio de titres une allure de messe noire. Vous êtes happé, presque malgré vous, par cette matière qui suinte et englue.

Hessian et YHWH avancent en miroir. L'urgence de Hessian face à la lenteur vénéneuse de YHWH, et c'est cette friction qui donne au split son ambiance dérangeante d’un bout à l’autre. Chacun garde ses aspérités.

Xavier