Date de sortie : 08.05.2026
Label : Klonosphere

 

artwork by Sam Lee

 

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Trois sorties en moins d'un an. Daniel Lee, batteur et architecte du projet Hayokan, enchaîne les formats avec une aisance qui force le respect: un EP (Of Bliss and Anguish), un album techno dark (Songs of the Uncanny), et maintenant Heart of the Forest, paru le 8 mai 2026 chez Klonosphere. Virage métal progressif, cette fois, mais en réalité Hayokan n'abandonne rien, il nous fait découvrir toute la palette de son talent et de ses passions musicales. L'album réunit des musiciens issus de la scène française : Pierre Danel (Kadinja, Novelist) à la guitare, Vivien Cheneveau (Carmen Sea) à la basse, Louis Viallet (Impureza) aux orchestrations, le tout mixé par Fabien Devaux. Que du beau monde !

Hobson's Choice ouvre avec Sylvain Connier (DALI) et Charley Gouverneur (Soul Splitter) aux voix: métal orchestral, théâtral, d'une densité immédiate. Les deux chanteurs portent un titre qui fonctionne comme une déclaration dintention claire. Un titre ultra-solide, technique et qui va vous faire ressentir des émotions fortes. Puis l'album bascule dans l'instrumental avec The Nightmare of Being, où la basse de Vivien Cheneveau et les guitares de Pierre Danel construisent une tension, traversée de sons spectraux (bourdonnements, textures glacées) avant que des sons électroniques ne prennent la main. Une situation quelque peu déstabilisante. Avant que le métal ne revienne en force.

Freaks of Salvation enfonce le clou: riffs lourds, nappes de synthé suspendues, effets stéréo qui se répondent d'un canal à l'autre, breaks puissants. Know Thyself propose une autre ambiance avec une batterie très présente, des cuivres, des claviers et un son de guitare saccadé. Daniel Lee laisse le titre s'emballer, tout en conservant la maitrise de cette énorme machine qui enfle. L'enchaînement des trois parties d'Uncanny Nonentities propose des notes plus étranges encore, avec le didgeridoo de Sylvain Bamdara sur Uncanny Nonentities P1. Associé au métal technique, tout s’enchaine avec souplesse. L'album se clôt sur une version instrumentale de Hobson's Choice, qui ramène le thème d'ouverture par une autre porte.

Heart of the Forest confirme qu'Hayokan fonctionne à l’instinct, sans aucune limite de style. Pour nous proposer un voyage sonore des plus intéressants.

 

Xavier