Date de sortie : 13.02.2026
Label : En soirée je danse pas

 

 

1. Paralyzed 03:26
2. Waiting For The Sun 03:54
3. Smiling And Starving 04:12
4. We Were So Sad Before 03:44
5. Tell Me It's Not For Me 04:08
6. Give Me A Sign 02:44
7. Did I Loved You Too Much 03:38
8. Summer 03:08
9. When The Silence Starts To Talk (Feat Aki Agora) 05:44

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Quatre années de silence, de remises en question et de sueur versée pour DIRTY RODEO. Le résultat : un album At Least We Try qui frappe juste et fort. Le duo propose avec son format guitare-batterie un son dense et riche.

L'album démarre comme une bombe artisanale avec "Paralyzed" : riffs massifs qui saturent l'espace, batterie puissante, refrain scandé comme un cri. Le morceau interroge la paralysie collective face aux mensonges, ce moment où l'on rêve de révolution depuis son canapé. La suite vous offre une palette variée. "Waiting For The Sun" joue sur les ruptures de rythme avec son intro pop solaire avant de basculer dans un rock nerveux puis une séquence atmosphérique suspendue, le tout conclu par une déferlante de guitares qui déchire le calme apparent. Ces variations de dynamiques structurent l'ensemble du disque et en constituent sa principale force.

Sur "Smiling And Starving", la batterie d'Alex martèle avec conviction, tandis que Polo dissèque les relations toxiques, celles qui affichent le sourire en façade et cachent la haine derrière les rideaux. "We Were So Sad Before" est plus direct, simple et a un côté touchant. Un hommage à la solidarité fraternelle, à ces liens qui arrachent de la tristesse. Puis arrive "Tell Me It's Not For Me", véritable bombe à fragmentation : la guitare bourdonne comme une armée d'insectes à vos oreilles, les riffs tranchent, et soudain tout se suspend. Le chant est parlé, avant que l'explosion finale vienne tout emporter. Le morceau dénonce les jugements superficiels et la culpabilité d'être différent.

"Give Me A Sign" accélère le tempo jusqu'au post-hardcore frénétique, deux minutes quarante de confrontation pure avec la manipulation et la quête de vérité. La fin en batterie-voix est une belle surprise qui vous claque à la figure. "Did I Loved You Too Much" déroule des riffs lourds sur une batterie roulante, refrain incendiaire qui brûle dans les flammes d'un amour devenu poison. Et puis "Summer" change de registre : démarrage atmosphérique, montée progressive, chœurs fédérateurs qui appellent à l'unité face au chaos écologique. Le crescendo final déferle comme un tsunami de guitares et de batterie orageuse. Un appel générationnel à réparer un monde dévasté.

L'album se referme sur "When The Silence Starts To Talk", près de six minutes, pour ce titre instrumental hypnotique enrichi des textures électroniques d'Aki Agora. Nappes synthétiques sombres, ambiance déroutante, pour vous emmener visiter des architectures sonores complexes.

DIRTY RODEO signe un album particulièrement soigné, authentique, vivant, humain.

 

 Xavier