Date de sortie : 02.10.2026
Label : PIAS - Spinefarm - AEG

 

1. Dead Poet Society - Hollywood On Fire
2. Dead Poet Society - Roach
3. Dead Poet Society - Die If You Don't
4. Dead Poet Society - Sinner Systems
5. Dead Poet Society - Lost
6. Dead Poet Society - Cold
7. Dead Poet Society - Psalm 136
8. Dead Poet Society - Dead On The Inside
9. Dead Poet Society - Miami For The Weekend
10. Dead Poet Society - Get Hot
11. Dead Poet Society - The Park
12. Dead Poet Society - The Art Of Suffering

 

Vous allez vous faire bousculer par le contraste que propose Dead Poet Society avec Monarch. « Hollywood On Fire » donne le ton : un chant aéré flotte au-dessus d'une basse qui frappe, et des vides alternent avec des ambiances sonores surchargées. Vous rebondissez, vous réagissez, au milieu de cette avalanche de sons.

Le quatuor joue les équilibristes.

Ce jeu de contrastes irrigue tout l'album, produit par Paul Meany. « Die If You Don't » explore des univers chaotiques : la structure du morceau se fragmente et vous flottez à la dérive, loin de tout repère.

« Roach » change de température et mord. Le texte décortique une relation toxique, entre ivresse et manipulation, et le refrain martèle une insulte comme un coup répété. Le narrateur préfère rester défoncé, fidèle à ses vieux refuges, et lance des menaces d'une noirceur féroce. John Underkofler y lâche sa colère. Cette urgence animale place la sensation au-dessus de la réflexion.

Il y a quelque chose de voluptueux dans « Sinner Systems » : les voix s'empilent sur plusieurs niveaux, un début bien rythmé s'efface devant un son électronique modifié, vibrant et surprenant. Le refrain entêtant répète l'amour de ces systèmes pécheurs, comme un mantra. Les paroles parlent de désir comme anesthésiant et d’addiction, entre ennui, vide intérieur, jeu de pouvoir et fuite de la douleur.

« Lost » apporte la respiration : un titre presque sage, au tempo délicat et au chant clair, qui porte toute la composition. Vous reprenez votre souffle avant la suite. À l'inverse, « Dead On The Inside » vous donne le tournis avec un son rock abrasif, sulfureux et froid à la fois. « Miami For The Weekend » démarre fort et bien rock, puis finit dans des sons cotonneux.

Chaque virage de l’album vous déplace dans un nouveau décor.

John Underkofler navigue sur un fil tendu, tantôt incisif, tantôt fragile, avec une clarté qui vous touche en pleine poitrine. Les textes dissèquent la frustration et rejettent les faux-semblants, avec une franchise qui vous met face au miroir.

Monarch vogue entre rock alternatif sombre et textures électroniques, avec une noirceur certaine. Un album qui vous tient en alerte à chaque.

Dead Poet Society se permet toutes les libertés avec Monarch.

Xavier