Date de sortie : 08.05.2026
Label : Spinefarm Records

 
 
  •  1. Black Veil Brides - Invocation To The Muse 

  •  2. Black Veil Brides - Vindicate 

  •   3. Black Veil Brides - Certainty 

  •  4. Black Veil Brides - Bleeders 

  •  5. Black Veil Brides - Hallelujah 

  •  6. Black Veil Brides - Cut (ft Lilith Czar) 

  •  7. Black Veil Brides - Alive 

  •  8. Black Veil Brides - Purgatory 

  •  9. Black Veil Brides - Revenger (ft. Robb Flynn) 

  • 10. Black Veil Brides - Sorrow 

  • 11. Black Veil Brides - Grace 

  • 12. Black Veil Brides - Ave Maria 

  • 13. Black Veil Brides - Woe & Pain 

  • 14. Black Veil Brides - Eschaton

L'orgue et les violons d'Invocation To The Muse ouvrent l'album comme une cérémonie. 

Andy Biersack l'explique lui-même : « Cet album est ancré dans des sentiments de vengeance et de revanche. Ce sont des émotions qui peuvent soit nous pousser en avant, soit nous freiner. Elles recèlent une dualité. Elles peuvent alimenter la croissance, stimuler l’ambition et nous aider à surmonter ce qui a tenté de nous briser, mais elles peuvent aussi devenir destructrices si nous les laissons nous consumer. Chaque chanson explore une facette différente de cette lutte. Parfois, il s’agit de se venger de quelqu’un d’autre, parfois de se confronter à soi-même et à son passé, à sa douleur ou à ce qu’on nous a fait subir. Au fond, cependant, cet album parle de résilience. Il s’adresse à tous ceux dont les rêves ont été remis en question ou dont la flamme a été éteinte par des gens incapables de voir leur vision. Nous sommes tous nés avec cette étincelle. Le monde tente parfois de nous la prendre, mais cet album parle de s’y accrocher, de riposter et de transformer ces luttes en quelque chose de puissant. »

Avec Vindicate, BLACK VEIL BRIDES installe une densité sonore d'une rare consistance. À la fois compacte et aérée. L'album respire, même dans ses moments les plus intenses. Andy Biersack livre une prestation vocale aux multiples visages : rageuse comme sur le titre Vindicate, plus vulnérable sur Cut, directe et claire sur Sorrow. L'album traite de la vengeance, ses failles, ses retournements contre soi. Vindicate et Revenger plongent dans la colère frontale, mais Certainty interroge le prix de la foi en soi et le culte de la performance, Bleeders devient un hymne théâtral et moderne, pour ceux qui refusent de se taire. Les textes ne cherchent pas la métaphore élaborée. Ils vont droit là où se trouve la faille. Quelle puissance sur Hallelujah qui vous percute d'entrée de jeu, avant de partir sur des structures très complexes, qui vous font vivre de multiples sensations, avec un côté presque progressif couplé à un son très moderne et sec. L’énergie et la rage de Ave Maria sont une véritable fusée sonore qui vous propulse. Les chœurs fédérateurs et les breaks au chant saturé s’entremêlent pour un résultat qui ne cesse de regrouper pour mieux exploser et ainsi de suite, avec un solo de guitare posé et aérien.

Les invités enrichissent le son de BLACK VEIL BRIDES. Sur Cut, la voix de Lilith Czar introduit un contrepoids saisissant, incarnant une forte tension dramatique en association avec la voix d'Andy Biersack. Un superbe duo. Les paroles évoquent une personne brisée par une relation toxique qui exprime sa douleur et son incapacité à se libérer de celui ou celle qui l'a détruite, tout en pressentant que rien ne sera jamais plus comme avant.

Purgatory et Grace sont des interludes instrumentaux qui marquent des pauses fragiles mais bienvenue.

Woe & Pain frappe une dernière fois en appuyant avec de jolis breaks bien lourds et un nouveau solo de guitare véloce à souhait.
Puis
Eschaton referme le cycle dans une mélancolie lucide. La revanche comme boucle, jamais comme résolution.

Sur Revenger, Robb Flynn apporte une violence vocale complémentaire : deux colères, une seule direction. Ici la vengeance est une force de survie, une résolution froide et déterminée : l'idée est de retourner la douleur subie contre son auteur, jusqu'à ce que justice soit rendue.

Vindicate est direct, nerveux, tout en gardant des ambiances gothiques assumées, avec une belle théâtralité maîtrisée, une intensité émotionnelle forte.

 

Xavier