Date de sortie : 13.02.2026
Label : Frontiers Music s.r.l.

 

'I Am The Enemy' Track List:
1. Remain Unseen
2. Medusa
3. I Am The Enemy
4. Read Your Mind
5. Get Out Alive
6. Effigy
7. Running Out Of Time
8. All Alone
9. Not This Life
10. The Light
11. Until I See You Again

 

BAND LINE UP:
Vocals: Austen Starr
Guitars: Joel Hoekstra (Whitesnake, Revolution Saints, Iconic, Cher, Trans-Siberian Orchestra)
Bass/Drums: Chris Collier (Mick Mars, Lita Ford)
Keyboards: Steve Ferlazzo (Hugo's Voyage, Avril Lavigne)
Background Vocals: Chloe Lowery (Trans-Siberian Orchestra)

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Austen Starr débarque avec un appétit d’ogresse. Premier album, première salve, et déjà cette impression que le hard rock vient de se prendre une décharge haute tension. I Am The Enemy sonne comme un mètre étalon. Austen Starr transforme son anxiété chronique en carburant pour onze morceaux qui cognent, bondissent et mordent. Entourée de Joel Hoekstra (Whitesnake, Revolution Saints, Iconic, Cher, Trans-Siberian Orchestra) aux guitares et Chris Collier (Mick Mars, Lita Ford) qui assure la basse et la batterie, elle balance un hard rock qui respecte les eighties tout en les dynamitant avec une fraîcheur presque insolente. Résultat : une énergie sautillante qui fait danser autant qu'elle fait headbanger.

Les riffs de Joel Hoekstra claquent comme des décharges de 220 volts, les soli privilégient la montée d'adrénaline, pendant que la section rythmique assure un socle compact. "Get Out Alive" attaque de façon musclée, pour mieux défoncer les enceintes. "Remain Unseen" balance un riff tranchant, avant d'exploser sur un refrain accrocheur. Cette chanson détourne Alice au pays des merveilles en descente paranoïaque pour adultes, où la folie devient refuge et le terrier cache des secrets inavouables. "Medusa", écrite dans sa jeunesse, dépeint une séductrice maléfique qui pétrifie les cœurs avec une confiance féroce.

"I Am The Enemy" joue la carte du vernis pop mais cache un mordant redoutable. Le texte creuse la culpabilité projetée, cette manipulation des rôles où l'autre devient le monstre désigné pour mieux esquiver ses propres démons.

Austen Starr navigue avec un chant entre vulnérabilité et puissance. Sa voix module, rugit, retient, appuie aux bons moments. Une interprétation toujours authentique.

"Read Your Mind" (réécrite six fois avant de trouver sa forme finale) démarre en acoustique feutré, avant que l'électricité ne vienne fissurer cette douceur initiale. La montée finale fait mouche. Le morceau capture la fin d'une relation, ce désir impossible de décrypter l'autre, l'autocritique qui tourne en boucle. "Effigy" et "Running Out Of Time" plongent dans des territoires plus sombres, "Not This Life" parle de la frustration, tandis que "The Light" ouvre une brèche d'espoir avant que "Until I See You Again" ne referme l'album sur une note dynamique à souhait.

Les claviers de Steve Ferlazzo (Hugo's Voyage, Avril Lavigne) ajoutent des touches discrètes, qui parachèvent l’ambiance de chaque composition, pendant que les backing vocals de Chloe Lowery (Trans-Siberian Orchestra) enrichissent le son et décuple l'énergie brute des chansons.

I Am The Enemy qui dépoussière le hard rock tout en saluant ses racines.

Austen Starr a su employer son anxiété pour en faire son fer de lance. Ce premier album frappe fort, sincère, accrocheur, porté par une conviction qui force le respect.

 

Xavier