Date de sortie : 04.09.2026
Label : Napalm Records

AUDREY HORNE is:
Ice Dale - Guitars
Toschie - Vocals
Thomas Tofthagen - Guitars
Kjetil Greve - Drums
Espen Lien - Bass

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NAPALM RECORDS

Achilles track list:
1    Achilles
2    In The Eye Of The Hurricane
3    Vampires
4    God Damn Beautiful
5    Pretty Little Lies
6    Prodrome
7    Insanity
8    Hell Is Eternity
9    Six Feet In The Ground
10   Running Through The Night
11    New Star Falling

 

 

 

 

 

Achilles ouvre par un coup de poing mélodique le huitième album d'Audrey Horne. Un retour en pleine forme des hard-rockers norvégiens, sorti le 4 septembre 2026 chez Napalm Records. La production respire l'énergie du classic hard rock : guitares tranchantes et mélodiques, chœurs bien présents, un chant puissant et clair porté par Toschie.
Les riffs sont parfois de dignes héritiers de Kiss, Iron Maiden ou Scorpions, un clin d'œil assumé qui garde la patte d’Audrey Horne.

Le titre Achilles donne le ton en cinq minutes trente-six : couplets tendus, refrain qui vous entraîne, un pont qui flirte avec des textures progressives avant de revenir au carburant rock. Les paroles racontent un monde coupé en deux camps autrefois unis. L’idée est de sortir du conflit pour reconstruire quelque chose qui a été détruit par la violence. In The Eye Of The Hurricane poursuit sur cette lancée : gros riffs, breaks travaillés, une ligne de basse qui pousse le morceau vers l'avant. Il s’agit de traverser volontairement la tempête plutôt que de la subir, avec l'espoir de retrouver un jour un terrain stable. Vampires joue la carte de la tension, riffs tranchants et mélodiques avec plusieurs niveaux de guitare. Un chant qui reste clair, mais avec une tension qui colle à l’ambiance du morceau, avec un jeu sur les chœurs pour faire écho ou s’harmoniser avec la voix de Toschie. Les textes utilisent le vampire comme métaphore d'une personne qui se nourrit de vous jusqu'à vous vider complètement.

God Damn Beautiful renoue les années 80 avec une production très propre et contemporaine. Un titre porté par un refrain qui se retient immédiatement. Le groupe aborde le sujet d’aimer encore quelqu'un alors que cette personne vous a déjà profondément blessé.

Pretty Little Lies déploie une progression maîtrisée, une sorte de power ballad qui monte crescendo avec un solo qui claque, portée par des paroles sur le mensonge amoureux et ses conséquences. Il s’agit de quelqu'un qui sait qu'il fait du mal à la personne qu'il aime mais qui semble incapable de changer.

Prodrome est un titre instrumental. Le terme prodrome désigne généralement un signe ou un symptôme annonciateur précédant un événement ou une maladie, il se trouve ainsi juste avant Insanity. Ici, les guitares et la basse s'accordent sur un motif entêtant, une parenté avec Iron Maiden s’entend, pour se mettre au service d'une écriture personnelle avec un son très Audrey Horne. Les paroles à la première personne sont le récit d’un homme confronté à une réalité devenue tellement confuse qu'il ne sait plus s'il est coupable, victime ou simplement en train de devenir fou.

Hell Is Eternity ouvre sur une intro de basse qui évoque Kiss avant que les guitares ne prennent le relais, les deux six-cordes d'Ice Dale et Thomas Tofthagen s'harmonisant pour donner au titre une teinte sombre et progressive du plus bel effet. Ici l'enfer est décrit comme un état mental permanent plutôt que comme un lieu.

Six Feet In The Ground parle du sentiment d'être psychologiquement enterré et incapable de sortir d'une période de profond découragement, même quand on essaie de vous remonter le moral. La musique y est pourtant très entraînante, presque joyeuse, comme en décalage avec le texte. Pour avoir un contraste entre la difficulté de s’en sortir et l’énergie qui se dégage de la musique.

Running Through The Night convoque Tony Soprano pour raconter la fuite en avant. L’histoire de celui qui refuse de se soumettre et choisit de partir. Mais la liberté sauvage implique danger et isolement. Un titre survolté, qui file à toute allure, en parfaite adéquation avec les textes. Les guitares sont tranchantes avec une batterie qui vous propulse toujours plus vite. Et encore une fois un joli solo vous attend avec une rupture sur la dernière partie du morceau pour vous permettre de reprendre votre souffle.

New Star Falling referme l'album sur une note introspective : vous assistez à la disparition d'une personne ou d'une relation autrefois lumineuse, tout en étant incapable de revenir en arrière. La musique est très théâtrale, avec une superbe ambiance sonore qui utilise tout l’espace sonore. C’est très mélodique et orchestrale. À la fois puissant, entraînant et touchant.

Achilles élargit la palette d’Audrey Horne : les transitions progressives et le travail d'orchestration donnent au disque une profondeur qui dépasse le format riff-refrain classique, tout en gardant intacte l'énergie qui a fait la réputation du groupe. De quoi vous motiver pour aller les (re)voir sur scène. Audrey Horne honore un héritage classique et regarde vers l’avenir avec un hard rock européen très solide.

Une très belle réussite.

 Xavier

 

Live 2026:
Europe 2026
08.10.26 DE - Cologne / Gebäude 9
09.10.26 DE - Essen / Turock
10.10.26 DE - Münster / Sputnik Café
11.10.26 DE - Hamburg / Bahnhof Pauli
13.10.26 NL - Leiden / Nobel
14.10.26 NL - Eindhoven / Effenaar
15.10.26 BE - Kortrijk / CVC Club
16.10.26 FR - Paris / Nouveau Casino
17.10.26 FR - Grenoble / L’Austra Rocks
18.10.26 CH - Zurich / Plaza
20.10.26 DE - Munich / Backstage Halle
21.10.26 DE - Bamberg / Live Club
22.10.26 DE - Frankfurt / Das Bett
23.10.26 DE - Dresden / Puschkin Club
24.10.26 DE - Berlin / Hole 44
04.12.26 NO - Kopervik / Ovenpå
05.12.26 NO - Bergen / USF Verftet