Date de sortie : 24.04.2026
Label : Spinefarm Records

ATREYU are:

Brandon Saller - Lead Vocals
Dan Jacobs - Guitar
Travis Miguel - Guitar
Porter McKnight - Bass/Vocals
Kyle Rosa – Drums

 

 

1. The End Is Not The End
2.
Dead
3. Break Me
4. All For You
5. Ghost In Me
6. Glass Eater
7. Wait My Love, I'll Be Home Soon
8. Ego Death
9. Death Rattle
10. Children Of Light
11. In The Dark
12. Afterglow
13. Break The Glass

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Dix albums en vingt ans, et ce groupe californien refuse encore de rentrer dans une case. The End is Not the End, sorti le 24 avril 2026 sur Spinefarm, s'ouvre après une petite intro (The End is not the end) sur "Dead" : riff tranchant, breaks avec une guitare acoustique, une mise à nue brutale qui donne immédiatement la mesure de l'album. Ce titre parle d'un homme interroge ceux qui l'entourent sur ce que serait leur vie sans lui, tandis qu'il se sent s'effacer peu à peu.
Le groupe joue la dualité à fond : rage et mélodie, muscle et fragilité, en maintenant une cohérence de l'ensemble, qui, loin d'être hétéroclite, propose des compositions aux multiples couches qui se complètent à merveille.

Les chansons alternent attaque frontale et respirations calculées. "Break Me" pousse la modernité dans ses retranchements avec au passage un solo de guitare qui ne manque pas de piquant, "Ghost in Me" vous surprendra avec un beatdown charnu et physique, tandis que "Glass Eater" est un titre assez classique, facile à écouter, avec un rythme bien marqué à la batterie qui fait avancer le titre. L'album respire la dualité de ses conditions d'enregistrement : l'énergie urbaine de Tokyo d'un côté, l'isolement de San Juan Island de l'autre. Et c'est précisément cette tension qui lui donne sa texture. "Ego Death", deux minutes treize d'ouragan sonore, condense cette idée : tout explose. Les paroles de Brandon Saller y radiographient l'effondrement intime avec une franchise qui va bousculer sans chercher à embellir le sujet. Épuisé par l'obsession de se transformer, le narrateur exhume son ancien moi pour comprendre où il a déraillé.

La production de Matt Pauling sert cette dualité : guitares à la fois tranchantes et enveloppantes, batterie de Kyle Rosa qui propulse sans écraser. Sur "In The Dark", vous entendrez un saxophone, amené avec soin. La mélodie est reprise par les guitares. Ça décappe avec des guitares grasses et tranchantes et un chant qui varie du tout au tout en chant saturé très agressif et chant clair. "Wait My Love, I'll Be Home Soon" part d'un riff hypnotique en strumming, voix claire, chœurs aériens, avant de basculer. "Children of Light", avec Max Cavalera, est une locomotive qui fait le lien entre deux monstres du metal. Ce tire aborde le sujet de l''humanité, qui bercée d'illusions et privée de libre arbitre, se laisse conduire à l'abattoir par des prédateurs qui exploitent sa passivité.
"Break The Glass" clôt le disque sur un piano introductif, un double solo de guitare en harmonie, puis une fin intimiste en quelques seconde : guitare seule, souffle retenu.

Brandon Saller est en grande forme : growls, cris déchirants, voix claire cristalline sur "All For You" où les paroles racontent une dissolution d'identité sans fioritures. Une relation toxique a effacé l'identité du narrateur, qui choisit finalement de survivre plutôt que de rester prisonnier de ce que l'autre a fait de lui.
Les harmonies vocales d'
"Afterglow", folk et metal entremêlés, ajoutent encore une strate à un album déjà dense.

« C’est notre album le plus lourd, le plus metal », souligne Brandon Saller. « Mais c’est aussi le plus grand voyage musical que nous ayons entrepris depuis des années. » Tout est dit.

Un album plein de surprises particulièrement convaincant, innovant, créatif et maîtrisé.

 

 

Xavier